L’exploitation sexuelle consiste en une pratique par laquelle une ou des personnes obtiennent une gratification sexuelle, un gain financier ou un avancement quelconque en exploitant la sexualité ou la nudité d’une autre personne ou d’un groupe de personnes. Cette interdiction est une mesure de protection du mineur qui ne sait pas toujours mesurer l’impact de ces images. À cet égard, le législateur vise par exemple ce qu’on appelle les loverboys, les sugar daddies et d’autres individus malhonnêtes qui poussent des personnes à se prostituer. Ainsi, la pénétration ne doit pas nécessairement être complète, elle peut également être partielle. Il se peut donc que le juge ou le parquet estime qu’il n’y a pas d’infraction malgré tout, en se fondant sur les éléments individuels du dossier. Tous les éléments de preuve et tous les prélèvements de traces sont conservés.
Ils comprennent « des formes verbales et non verbales, gestuelles, visuelles, exhibitionnistes, voyeuristes, masturbations manuelles, fellations, …, jusqu’aux relations sexuelles complètes, avec pénétration orale, anale ou vaginale » (Haesevoets, 1997), par un doigt, le sexe, un objet. En ce qui concerne les actes qui matérialisent l’abus sexuel, ils ne se limitent pas au seul contact des zones génitales, mais prennent également d’autres formes, dont les classifications varient selon les auteurs. Les contextes concernés recouvrent aussi bien le harcèlement sexuel au travail 8 que les viols en situation de guerre 9, en passant, ce qui est le cas le plus fréquent dans le contexte belge actuel, par les abus intrafamiliaux (les plus fréquents, qu’il s’agisse des abus sexuels d’enfants que des abus sexuels entre conjoints) et extrafamiliaux, ces derniers recouvrant les abus commis par des personnes connues ou par des inconnus. Les comportements impliqués dans les abus sexuels – il s’agit de notre second axe d’approche – se déploient dans une pluralité de contextes distincts et se déclinent en une grande variété d’actes. Les conséquences en sont également que la sexualité est devenue une affaire privée, individualisée et susceptible de sanction sociale s’il y a non-respect du non-consentement.
Les proxénètes sont présents là aussi et ils tendent d’ailleurs à recruter des personnes dans d’autres régions, ce qui leur permet de mieux isoler les victimes pour pouvoir les manipuler plus facilement. Ces situations ne sont pas sans conséquences pour les victimes (voir Conséquences de l’exploitation sexuelle). Dans les situations d’exploitation sexuelle, la personne exploitée est dépendante ou sous le contrôle d’une autre personne, alors son consentement aux activités sexuelles n’est pas valable.
La loi prohibe le harcèlement sexuel, considérée comme une pratique inacceptable.

Notre position relative au travail du sexe est entièrement centrée sur la protection des droits des travailleuses et travailleurs du sexe. Chez les moins de 16 ans, c’est toujours éscorte de qualité : comment interdit, même s’il s’agit par exemple de jeunes de 14 et 15 ans qui vivent un développement sexuel normal. Le viol est tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit et par quelque moyen que ce soit, commis sur une personne qui n’y consent pas. La prévention primaire axée spécifiquement sur l’abus sexuel pose la question des programmes et campagnes de prévention à destination des enfants ou des adultes.
En effet, la légalisation implique l’introduction de lois et de politiques spécifiquement conçues pour le travail du sexe afin de le réglementer formellement. Les différentes approches juridiques de la réglementation du travail du sexe n’ont pas les mêmes conséquences sur les droits humains. Par exemple, le cadre légal interdit toute forme de collaboration entre personnes exerçant le travail du sexe. Les personnes qui exercent le travail du sexe sont confrontées à de nombreuses violations de leurs droits fondamentaux. Par le terme « travail du sexe », nous entendons l’échange de services sexuels, dont des relations sexuelles, entre adultes consentants contre une rémunération, selon des conditions convenues entre le vendeur et l’acheteur.
Le site cyberaide.ca fournit davantage d’information sur la pornographie juvénile ainsi que sur d’autres problèmes d’abus comme le leurre d’enfants par Internet. Les touristes sexuels sont souvent à la recherche de personnes prostituées jeunes qui présentent un caractère « exotique » pour eux, entre autres en raison de leur langue parlée. Certains événements populaires (sportifs, culturels, etc.), au Québec comme ailleurs dans le monde, ont été identifiés comme des contextes qui augmentent de manière considérable le tourisme sexuel. Consultez le guide L’égalité dans le couple et la famille (PDF 249 Ko) pour plus d’information. Bien qu’elle ne représente que 10 % des cas de traite provenant d’un autre pays au Canada, la vente de jeunes femmes esclaves, déguisée en mariages ou en offres de travail, existe comme partout dans le monde. Généralement, les jeunes qui acceptent d’offrir des services sexuels le font temporairement pour, par exemple, payer leurs dettes ou aider leur exploiteur à se remettre financièrement.
« À mes yeux, c’est un véritable miracle »: une femme enceinte a été secourue des…
On y trouvera sa perception des événements, les éléments de compréhension de la violence psychologie et/ou physique subie, les étapes franchies afin d’en arriver au dévoilement. Le clinicien se trouvera plutôt face à un ensemble plus ou moins étendu de symptômes plus ou moins directement évocateurs d’abus sexuel, qu’il doit confronter à la parole de la victime et au contexte de la révélation. À ce jour, les auteurs s’accordent sur le fait qu’il n’y a pas de signe pathognomonique de l’abus sexuel. La mise en évidence de ces processus traumatogènes conduit tout naturellement à la question du diagnostic de l’abus sexuel.
Si une victime décide tout de même de déposer une plainte à une date ultérieure, c’est possible. Tout agent public doit être informé par l’autorité hiérarchique dont il dépend, de l’existence du dispositif de signalement, de son mode d’utilisation et des procédures qu’il prévoit. Vous pouvez aussi faire un signalement aux services des ressources humaines, à votre supérieur hiérarchique ou à votre employeur pour qu’ils décident d’une sanction disciplinaire. Cela permettrait de construire un corpus de connaissances empiriques et pratiques applicables dans une pluralité de contextes. Pour continuer d’alimenter la réflexion sur les pratiques favorables aux enfants manifestant des CSP et leur famille, il est impératif d’intensifier les efforts en recherche.



